L’ingénierie joue un rôle déterminant dans la transition écologique. Face à l’urgence climatique et à la nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre, les ingénieurs conçoivent des solutions bas carbone et accompagnent les territoires et les industries dans la transformation de leurs infrastructures.
Au cœur de cette dynamique, Coriance développe des réseaux de chaleur et de froid alimentés par des énergies renouvelables et de récupération, contribuant ainsi à la décarbonation locale.
À l’occasion de la journée mondiale de l’ingénierie pour le développement durable, deux de nos collaborateurs témoignent de cette complémentarité essentielle :
- Olivier, chargé d’affaires au sein de l’Agence Coriance Provence-Alpes-Côte d’Azur, permet le raccordement des bâtiments aux réseaux de chaleur.
- Louise, ingénieure projet au sein de la Direction Travaux et Ingénierie, développe les solutions techniques au service des territoires.
Olivier, chargé d’affaires

Louise, ingénieure projet

Bio‑ingénieur de formation, Olivier obtient en 2011, en Belgique, un master spécialisé en énergie. Ensuite, il évolue dans les métiers du photovoltaïque et des moteurs de cogénération. Puis, il intègre Coriance début 2019 en tant que chargé d’affaires pour le réseau de chaleur de Brive‑la‑Gaillarde (GEB). Fin 2021, il s’installe dans le Sud‑Est pour des raisons familiales et poursuit depuis ses missions sur le réseau de Salon‑de‑Provence (SEV).
Louise, 27 ans, est arrivée chez Coriance il y a 4 ans après ses études d’ingénieure à l’Insa de Rouen, en spécialité génie énergétique. D’abord stagiaire au pôle études, elle a ensuite passé 8 mois au sein de la cellule aides et subventions, avant de finalement rejoindre le service ingénierie en tant qu’ingénieure projet.
En quoi ton métier contribue‑t‑il directement au développement durable ?
Olivier : « Mon métier consiste principalement à développer les réseaux de chaleur et à les rendre accessibles au plus grand nombre. Cette démarche permet de décarboner les immeubles de nos abonnés en remplaçant leurs systèmes de production fossiles par une chaleur d’origine renouvelable et/ou de récupération. Sur un territoire alimenté par un réseau de chaleur, plusieurs dizaines de chaudières au gaz ou au fioul peuvent ainsi être supprimées au profit d’une solution énergétique vertueuse, collective et durable. C’est une action concrète et immédiate en faveur de la transition énergétique. »
Louise : « Travailler au sein de Coriance, c’est participer au développement des réseaux de chaleur. Ces infrastructures permettent de réaliser des économies d’énergie en mutualisant les installations de chauffage. Par ailleurs, les projets que nous développons sont alimentés en majorité par des EnR&R. Enfin, nous permettons également aux abonnés que nous raccordons d’avoir accès à un chauffage plus économique que le gaz. »
Qu’est‑ce qui te motive au quotidien dans ton métier ?
Olivier : « Je puise mon énergie dans les solutions que nous proposons à nos abonnés, des solutions en lesquelles je crois profondément. Ce qui m’anime, c’est de voir naître chaque jour des projets porteurs de sens et de constater la synergie qu’ils créent à l’échelle d’une ville ou d’une commune. J’aime l’idée que notre travail laisse une empreinte positive sur ces territoires. »
Louise : « Je me suis toujours sentie concernée par les problématiques liées au réchauffement climatique, et c’est une fierté d’exercer un métier qui me permet de contribuer au développement durable. J’apprécie aussi la pluralité de mes tâches quotidiennes au service ingénierie. Nous faisons face à des problématiques variées (techniques, financières, aménagement des communes), ce qui nous permet de développer plusieurs compétences. Enfin, l’esprit d’équipe, au sein du service et plus largement au sein du Groupe, renforce la motivation à fournir un travail qualitatif. »
Comment expliques‑tu ton métier à quelqu’un qui ne le connaît pas encore ?
Olivier : « C’est parfois un exercice délicat, car peu de personnes connaissent réellement le fonctionnement d’un réseau de chaleur et l’explication peut vite devenir technique. J’utilise souvent une image simple : celle du chauffage central d’une maison individuelle que l’on aurait étendu à l’échelle d’un quartier ou d’une ville. Une comparaison qui parle immédiatement.«
Louise : « Je travaille sur la conception de systèmes de chauffage collectifs. Mon objectif est de définir comment déployer un réseau pour fournir de la chaleur à un ensemble de logements. Concrètement, je définis le tracé du réseau en tenant compte des contraintes du terrain, je détermine la puissance nécessaire pour chaque abonné et je dimensionne les canalisations pour garantir un réseau fiable et compétitif. Je chiffre enfin le coût des installations une fois l’ensemble dimensionné.«
Selon toi, quels seront les grands défis de l’ingénierie dans les années à venir ?
Olivier : « Les défis seront nombreux, en particulier sur le plan écologique. Une grande partie d’entre eux sera d’ordre politique ou géopolitique, mais pour moi, le plus déterminant restera la question du stockage de l’énergie. Nous savons aujourd’hui diversifier et optimiser les sources d’énergie, et les technologies progressent très vite. Mais pour transformer durablement notre modèle, il devient indispensable de savoir stocker cette énergie efficacement, sans compromettre notre planète ni les ressources disponibles. »
Louise : « Pour ma part, je pense que deux défis seront particulièrement importants. Le premier sera de s’adapter aux conséquences du changement climatique en faisant évoluer les services proposés. Chez Coriance, nous observons par exemple une demande croissante pour la mise en place de réseaux de froid dans les réponses aux appels d’offres. Le second défi consistera à développer des technologies innovantes permettant de réduire au maximum l’empreinte carbone de tous nos projets. »