Vendredi 4 septembre, Énergie Verte de Meaux (EVM), filiale du Groupe Coriance, a inauguré le lancement du forage d’un puits de géothermie.
Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, et Jean-François Copé, maire de Meaux, étaient présents aux côtés des équipes de Coriance pour cette étape clé du projet.
Avec ce nouveau puits, Meaux poursuit le développement de son réseau de chaleur. Il permettra d’augmenter la part d’énergie renouvelable distribuée aux habitants et aux bâtiments raccordés au réseau.

Coup d’envoi des travaux du puits de géothermie
Cette inauguration a marqué le début des travaux. Une importante structure de forage, appelée derrick, de plus de 40 mètres de hauteur, a été installée sur le site. Le forage a débuté le 7 septembre et se poursuivra pendant environ trois mois.
Les travaux permettront d’aller chercher la chaleur naturelle du Dogger, situé à plus de 2 000 mètres de profondeur, où la température atteint environ 75 °C.
Afin d’assurer le bon déroulement du chantier, les opérations seront menées en continu. Des équipements spécifiques ont été installés pour limiter les nuisances sonores et préserver au mieux le confort des riverains.
Comment fonctionne la géothermie ?
La géothermie consiste à récupérer de l’eau chaude provenant de nappes situées en profondeur, dont la température varie entre 65 °C et 85 °C. Cette eau est ensuite acheminée en circuit fermé vers une centrale géothermique, qui valorise cette source d’énergie en chaleur pour alimenter le réseau de chauffage urbain.
Une fois les calories extraites, l’eau est aussitôt réinjectée dans la nappe afin d’être réchauffée naturellement. Ce système permet de produire une énergie locale, renouvelable et respectueuse de l’environnement.
Les chiffres clés d’Énergie Verte de Meaux
La géothermie de Meaux a été créée dans les années 80. Il s’agit d’une des plus grandes géothermies d’Europe. À terme, 86 % de la chaleur du réseau de chauffage de Meaux sera produite à partir d’énergie renouvelable. Le réseau s’étendra sur 34,8 km et alimentera l’équivalent de 18 600 logements. Ce projet contribue à la transition énergétique du territoire et permettra d’éviter plus de 28 000 tonnes de CO₂ par an, soit l’équivalent des émissions de 24 000 véhicules.